
Inclusion numérique au Burkina Faso : PACTDIGITAL renforce la dorsale nationale avec 253 km de fibre optique supplémentaires
Derrière une localité à faible couverture en haut débit, il y a des citoyens qui peinent à accéder aux services numériques, des administrations confrontées à des contraintes de communication et des opportunités de développement qui tardent à se concrétiser. Pour réduire cette fracture numérique et renforcer les infrastructures de connectivité du Pays, le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques (MTDPCE), à travers le Projet d’Accélération de la Transformation Digitale du Burkina Faso (PactDigital), engage une nouvelle phase d’extension du backbone national de fibre optique. A l’horizon 2027, 253 kilomètres de fibre optique seront déployés sur les axes stratégiques Kaya–Yako, Guiba–Tenkodogo et Mogandé–Cinkansé. Ces infrastructures permettront d’améliorer le maillage du réseau national, d’accroître la résilience des communications électroniques et de connecter plusieurs localités qui ne bénéficient pas encore d’une couverture suffisante en infrastructures numériques modernes.

Une infrastructure au service du développement
L’extension du réseau national de fibre optique contribuera à réduire la fracture numérique en améliorant l’accès aux services digitaux sur tout le territoire national. Grâce à cette nouvelle infrastructure, les administrations publiques, les établissements scolaires, les centres de santé, les entreprises et les populations bénéficieront d’une connectivité plus rapide, plus fiable et plus performante. Les retombées attendues sont nombreuses. Il s’agit entre autres de l’amélioration de l’accès à Internet et à l’information, du développement l’administration en ligne à travers les services digitaux offerts à ses usagers, du soutien à l’entrepreneuriat local et à l’innovation, de l’amélioration de l’attractivité économique des territoires concernés et la création d’un environnement favorable à l’investissement et à la croissance économique. Selon Camarade Ousseni OUEDRAOGO, Spécialiste en Infrastructure Numérique à PACTDIGITAL, cette extension favorisera également le développement économique local en offrant aux entreprises de meilleures opportunités d’accès aux marchés et aux services numériques.

Une mise en œuvre responsable
Le déploiement des 253 kilomètres de fibre optique sera réalisé dans le strict respect des normes environnementales et sociales en vigueur. Dans cette perspective, les équipes en charge des sauvegardes de PactDigital ont déjà conduit plusieurs activités préparatoires sur les différents tronçons concernés. Des opérations de screening environnemental et social ont été réalisées afin d’identifier les risques potentiels et les mesures d’atténuation appropriées. Des consultations et échanges ont également été menés avec les autorités locales, les propriétaires terriens et les communautés concernées afin de recueillir leurs préoccupations et de favoriser une mise en œuvre participative du projet. Selon le Camarade Stéphane TUINA, Spécialiste en Violence Basée sur le Genre à PACTDIGITAL, les mesures spécifiques de prévention, de sécurisation des chantiers et de protection des biens et des personnes ont été définies avant le démarrage des travaux. Une attention particulière sera portée à la protection de l’environnement, à la sécurité des populations et des travailleurs ainsi qu’au respect des exigences réglementaires en ce qui concerne les Exploitations, Abus et Harcèlement sexuels (EAS/HS) tout au long de la réalisation des travaux.

Un engagement fort pour la transformation digitale
« La pose de la fibre optique dans notre contexte n’est pas un simple déploiement d’une infrastructure numérique », souligne la Coordonnatrice du PactDigital, Camarade Haoua OUATTARA/DAMA. « Elle traduit avant tout une vision stratégique visant à bâtir les fondations d’un développement numérique durable. En mettant en place un réseau performant, sécurisé et résilient, le Burkina Faso se dote d’une infrastructure capable de répondre aux besoins croissants des administrations publiques, des entreprises et des populations en matière de connectivité. Au-delà de l’amélioration de l’accès à Internet, cet investissement constitue le socle indispensable au développement des services numériques de nouvelle génération, à l’innovation, à la compétitivité économique et à l’inclusion numérique. Il procure ainsi à l’ensemble de la population, y compris celles des localités les plus éloignées, à tirer pleinement parti des technologies d’aujourd’hui et de demain », explique-t-elle.

Avec ces 253 kilomètres supplémentaires de fibre optique, PactDigital confirme ainsi son ambition de contribuer au renforcement de la souveraineté numérique du Burkina Faso et de construire un réseau national plus robuste, plus inclusif et plus performant, au bénéfice de l’ensemble des citoyens. La réalisation de cette infrastructure de grande importance va contribuer à la concrétisation des 12 chantiers majeurs de la transformation digitale notamment les chantiers 3 « zéro bâtiment non connecté dans l’administration publique », 4 « zéro papier dans l’administration publique » et 5 « accès inclusif aux services publics ».
Communication/PactDigital
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Burkina Faso : PactDigital accélère la couverture de 1000 zones blanches
Une « zone blanche » désigne un territoire, dépourvu de couverture en téléphonie mobile et/ou en Internet. Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, près de 2000 localités restent encore privées d’accès aux réseaux de communication électronique, soit environ 10 à 12 % du territoire national. Dans un contexte où la connectivité mobile constitue désormais un levier essentiel de développement économique et social, réduire cette fracture numérique est devenu une priorité nationale. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le Projet d’Accélération de la Transformation Digitale du Burkina Faso (PactDigital), qui accompagne les efforts du Gouvernement pour étendre l’accès aux services numériques sur l’ensemble du territoire. En contribuant à la couverture des zones blanches, PactDigital participe à l’atteinte des objectifs des 12 chantiers majeurs de la transformation digitale du Burkina Faso à travers la concrétisation des Chantier 1 « Zéro zone blanche et 8 « un accès inclusif aux services publics ».

Pour l’année 2026, PactDigital prévoit de soutenir la couverture de 1000 zones blanches, soit près la moitié des localités encore non desservies. À terme, cette intervention devrait bénéficier directement à plus de 1,5 à 2 millions de personnes, en majorité en milieu rural. Au-delà du déploiement d’infrastructures, cette initiative contribue à dessiner les contours d’un Burkina Faso où la distance géographique ne constitue plus un obstacle à l’accès à l’information, aux services publics et aux opportunités économiques.
Une planification fondée sur des données précises
La réussite du projet repose sur une connaissance fine du territoire burkinabè. Pour cela, des études de cartographie ont permis d’identifier avec précision les zones non couvertes et de hiérarchiser les priorités d’intervention. « Ces travaux nous ont permis d’avoir une vision claire des localités à fort besoin et de planifier efficacement le déploiement des infrastructures », souligne Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Spécialiste en Infrastructure Numérique. Cette approche basée sur les données garantit une allocation optimale des ressources et maximise l’impact des investissements.

Ousseni OUEDRAOGO, Spécialiste en Infrastructure Numérique
Un déploiement encadré par des normes environnementales et sociales
Dans la même veine, afin de garantir la durabilité des investissements, PactDigital a intégré dès sa conception, le respect des Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale applicables au projet et des exigences de la règlementation nationale en matière de sauvegardes environnementales et sociales. A cet effet, les spécialistes en la matière du Projet ont été mobilisés pour accompagner l’implantation des infrastructures, notamment les pylônes. Les sous-projets, notamment l’installation de ces pylônes sont soumis à des Notices d’Impact Environnemental et Social (NIES) conformément à la règlementation nationale. Ces NIES en cours de réalisation sur l’ensemble des sites concernés, permettent d’identifier et d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux aussi bien positifs que négatifs y compris les risques sociaux spécifiques, susceptibles d’être générés par l’implantation des pylônes, en vue de proposer des mesures d’atténuation, de compensation proportionnées aux impacts négatifs et risques sociaux associés ou de bonification des impacts positifs y relatifs pour leur bonne exécution. « Une attention particulière est également portée aux enjeux fonciers, à l’implication des communautés locales et à la conduite de consultations inclusives, garantissant ainsi l’acceptabilité sociale des sous-projets, explique Madame Assèta TAPSOBA, spécialiste en sauvegarde environnementale. Cette approche participative favorise une meilleure intégration des infrastructures dans leur environnement et prévient les risques de conflits.

Spécialiste en sauvegarde environnementale
Mobilisation communautaire et sensibilisation : un facteur clé de réussite
En parallèle, le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques (MTDPCE), à travers la Direction Générale des Communications Electroniques avec la participation du PactDigital (DGCE), a conduit des campagnes de communication dans les différentes régions du pays. Ces actions visaient notamment à sensibiliser les populations sur les bénéfices du numérique ; à déconstruire certaines idées reçues, notamment sur les effets néfastes supposés des antennes sur la santé et à faciliter la mobilisation des terrains pour l’implantation des pylônes.

Haoua OUATTARA/DAMA, Coordonnatrice du PactDigital.
Au-delà de la couverture du réseau : un levier d’inclusion et de développement
L’ambition de PactDigital dépasse la simple mise en service de réseaux mobiles. « Le projet place l’humain au cœur de son intervention en favorisant l’inclusion numérique des populations. L’accès au réseau de téléphonie mobile ouvre de nouvelles perspectives dans plusieurs domaines comme la santé, l’éducation, la justice et l’économie. Ce qui contribuera à réduire considérablement la fracture numérique, afin qu’aucun citoyen ne soit laissé pour compte », soutient Madame Haoua OUATTARA/DAMA, Coordonnatrice du PactDigital.
Communication/PactDigital
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